Et oui, cela fait longtemps maintenant que je n'ai pas écrit de chronique, et en voilà la raison. Un épisode spécial rien que pour vous !
Max - Un épisode spécial ? C'est à dire.
Haha, mais je suis content que tu me poses la question, et bien justement, c'est...
Max - Non, je sais très bien ce que tu as fait, puisque je suis toi. C'était juste pour te permettre d'expliquer le principe de cet épisode spécial. Mais maintenant que j'y réfléchi, j'ai pas envie de faire cette entrée en matière, c'est tellement cliché... Je pense que même Karim Debbache a déjà fait ce genre d'intro...
Soit, personnage détesté par tous, je vais lancer ce numéro sans ton aide !
Il s'agit de la critique de citations sur un thème proche de l'actualité et des médias, toujours sous le ton de l'ironie.
Et aujourd'hui, pour cet épisode spécial, nos allons parler de la dette !
Max - Non, sans blague. Ça me rappel que tu me dois toujours 100 balles
Et si je te rembourse que les intérêts, c'est bon ?
Max - Échec de transition.
- "Il n’y a que les dettes que l’on peut payer qui sont ennuyeuses."
T'inquiète pas Francis, ils ont inventés les intérêts pour rendre les dettes que l'on ne peut pas payer "ennuyeuses" quand même.
Par exemple, un mec qui a 100 balles, il est pas bien riche.
Max - Mais un mec qui a 100 balles et qui a une dette envers moi de 100 balles, du coup, il est beaucoup moins riche.
- "Il n’est de pire pauvreté que les dettes."
Par exemple, un mec qui a 100 balles, il est pas bien riche.
Max - Mais un mec qui a 100 balles et qui a une dette envers moi de 100 balles, du coup, il est beaucoup moins riche.
Et encore, imagine que certaines personnes n'ont rien et ont des dettes... Rien moins quelque chose, ça fait moins que rien. Et si on peut avoir moins que rien, c'est que rien, c'est déjà quelque chose !
D'ailleurs, si on le multiplie par 3, on peut déjà acheter quelque chose !
- "Avant, l’argent coulait à flot, maintenant j’éponge mes dettes."
R.A.S.
- "Les grands esprits et les poètes aiment dans leurs écrits beaucoup mieux et beaucoup plus fort que dans la vie. Ils sont comme les États puissants qui acquittent leurs petites dettes avec de la monnaie, et qui règlent les grandes avec du papier."
- "Envoyer des SMS : c’était devenu le geste universel. Le signe de reconnaissance de l’être humain. Les soixante huitards qui nous avaient endettés avaient gagné : les gens n’avaient plus rien à se dire mais ils communiquaient. Sur Facebook, on trouvait des groupes de discussion J’aime les frites et J’aime pas les Juifs et c’était presque égal."
Parce que c'est souvent quand les gens n'ont rien à se dire qu'ils communiquent le plus.
Max - Mais ça n'a aucun rapport avec le thème !
Ma phrase claque, ou pas ?
Max - Oui, mais...
- "L'amour de l'égalité, dans une démocratie, borne l'ambition au seul désir, au seul bonheur de rendre a sa patrie de plus grands services que les autres citoyens. Ils ne peuvent pas lui rendre tous des services égaux ; mais ils doivent tous également lui en rendre. En naissant, on contracte envers elle une dette immense, dont on ne peut jamais s'acquitter."
Ce à quoi répond Léon Bourgeois :
- "La liberté de l'homme commence à la libération de sa dette sociale."
Max -
- "Ne te conduis pas comme si tu devais vivre des millions d'années. L'inévitable dette est suspendue sur toi. Pendant que tu vis, pendant que tu le peux encore, deviens homme de bien."
Parce qu'après tout, ce qui compte, c'est devenir un homme de bien. Aucun rapport avec une quelconque dette.
Et donc, le désir de na pas payer ses dettes peut provenir soit de la malhonnêteté, soit d'un état sain.
A méditer.
- "Le désir de payer ses dettes peut provenir soit de l'honnêteté, soit d'un état pathologique."
Et donc, le désir de na pas payer ses dettes peut provenir soit de la malhonnêteté, soit d'un état sain.
- "La France est en déficit structurel de 6, 2% de son PIB. Elle n'a jamais plus connu d'équilibrage budgétaire depuis 1973. Notre dette publique se monte à 1 500 milliards d'euros, c'est à dire à 80% du PIB et montera à 100% du PIB d'ici 2013. Nous avons emprunté 239 milliards d'euros en 2010, dont 87 milliards ont servi à payer les intérêts de la dette passée, c'est à dire le budget total de l'enseignement scolaire, de la justice et du travail. A qui empruntons-nous ? Au trésor chinois, aux fond souverains des émirats du Golfe et autres créanciers de ces pays émergents. [. .] Qui paye, depuis vingt ans les salaires de nos instituteurs, de nos infirmières, et autres rouages essentiels du pays ? Personne d'autre que ces foutus Chinois, ces salauds d'Américains, ces fourmis de Coréens ou ces épais Nippons."
A méditer.
- "Qui paie ses dettes, s'enrichit."
Ça, c'était pour nos amis espagnols. Sans rancune...
Voilà qui conclu ce numéro spécial de Reality, You're Wrong !
J'espère qu'il vous a plu, qu'il a éveillé votre intéret. Après tout j'avais une dette de plusieurs jours envers vous.
A bientot.
Source : pas la RTBF, Sketch de Raymond Devos : Parler pour ne rien dire, Francis Picabia, Vincent Roca, Christophe Ono-dit-Biot, Alexandre Dumas, Montesquieu, Léon Bourgeois, Marc-Aurèle, Henry de Montherlant, André Bercoff, Wikipedia.
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